COMMUNIQUE DU SMAP
Face à la manifestation de la Cow Parade
Au nom du Syndicat, et au nom de nos adhérents, nous voudrions saluer l'initiative de la « Cow Parade », qui dans son absolu est positive, puisqu’elle permettra un contact et une communication entre des artistes de différentes origines, sans oublier l’accès intéressant qu’elle donnera au public tunisien pour toujours mieux découvrir les nouvelles formes d'expression artistiques.
Cependant, il existe des remarques essentielles à établir, et ce, afin de clarifier certains points de précision qui demeurent jusqu’ici indéterminés.
Nous nous adressons dans un premier temps au Ministère de La Culture et de La Sauvegarde du Patrimoine qui, en tant que partenaire officielle de la « Cow Parade », devient lui-même structure officielle de cette manifestation. Ce même ministère qui représente la plus haute institution nationale pour faire valoir les intérêts matériels et moraux des artistes tunisiens.
Voici les observations soulevées par notre syndicat:
I/ Le cahier des charges déterminé par la Cow Parade, s'il stipule clairement les engagements et obligations des artistes: « l'artiste certifie dans son contrat qu'il est le créateur original de son projet, qu'il n'a copié le travail d'aucun artiste, que son projet n'enfreint pas les droits de propriété intellectuelle d'autrui (...) », il reste complétement vague quant à la cession de droit des artistes par l'organisation de la Cow Parade, quant au droit de reproduction des oeuvres, ainsi que leur diffusion.
II/ Le paiement des artistes : la somme de 1000DT telle quelle est spécifiée dans le texte de règlement n'est pas claire et reste ambigue. Quand il est dit, « un minimum de 1000 DT », cela reste très vague. Peut-on quantifier un barème de qualités pour connaître le degré de satisfaction d'une oeuvre artistique? De plus, nous pensons que
1000 DT est un prix « illogique » puisqu'il n'obeit pas aux quotas du Ministère de la Culture qui a ses habitudes sur le marché de l'art international.
III/ « Respect de l’éthique et des valeurs de la Tunisie et de la Cow Parade », qui décrit: (...) toute référence à caractère religieux, politique ou sexuel est interdite ». Nous voyons ici une atteinte à la liberté d’expression pour l’artiste tunisien. Cela est-il valable pour l’ensemble des pays ? Ou bien est-ce spécifique à la Tunisie en tant que pays maghrébin et musulman? Dans ce cas, les artistes eux-mêmes à travers leur syndicat devraient être présents pour juger de ce type de clauses.
IV/ La question de l'ouverture des Abattoirs de Tunis, refusés jusqu'ici d'accés aux tunisiens: ne serait-ce un privilège que seule une organisation étrangère mériterait d'avoir? C'est le droit des artistes tunisiens de les demander, et ce droit est un acquis. Ces ateliers resteront-ils ouvert après les ateliers de la « Cow Parade »? Veiller à une totale transparence entre l'administration ministérielle et municipale, avec les interêts des artistes à travers le droit syndical, sera de mise.
V/ La possibilité d'exposer sur l'Esplanade de l'Avenue Habib Bourguiba. Vu que de nombreuses demandes d'artistes tunisiens ont été dans l'ensemble refusées, et qu'au vu de la « Cow Parade » l'autorisation est accordée, nous souhaitons que ce sera possible pour nos artistes d'en bénéficier à l'avenir.
Prendre en considération ces observations permettrai une meilleure consultation pour l'organisation et l'établissement du règlement de la Cow Parade. Pour une meilleure collaboration entre l'administration de l'évenement, le Ministére de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine, et notre Syndicat des Métiers des Arts-Plastiques.
Au nom du S.M.A.P
cow parade ملاحظات نقابة مهن الفنون التشكيلية حول
وفق موقفنا المبدئيّ. نعبر فى الأول عن تقديرنا لتظاهرة
Cow parade
لما ستوفره من مناسبة تنشيطية وتفاعلية بين فنانينا ومحيطهم المحلي وحتى الخارجي.
فى المقابل ،فإننا نسجل ملاحظاتنا ، وهي موجهة بالأساس الى وزارة الثقافة والمحافظة على التراث ،بوصفها الطرف المساهم فى إنجاز هذه التظاهرة ، وهي ضمنيًا الهيكل الرسميّ والسّيادي ، المؤتمن على المصالح المادية والمعنوية للفنانين
1 ـ إن هذه التظاهرة ، ووفق ماجاء فى الملف المعد للفنانين المدعوين لتقديم مشاريعهم ، بينت بوضوح تام ضرورة إلتزام الفنانين بإنجاز أعمال مبتكرة ، غير مستنسخة وغير متعارضة مع قانون الملكية الأدبية و الفنية ، إلا أنها فى المقابل غلّبت عنصر الضبابية فيما يتعلق بحقوق الملكية الأدبية و الفنية ، المترتبة عن الأعمال التى سينجزها فنانونا.
2 ـ بنفس الضبابية تم وبلسان القلم تحديد ما مقداره " ألف دينار" كحدّ أدنى كمقابل مالي لكن لكل مشروع فنيّ سيتم قبوله ، فى المقابل لم يتم تحديد سقف أقصى لذلك المقابل ولا لجملة المعايير التى ستضبطه .
إذا كانت مؤسسة
Haute Tension Cow Parade
قد إرتأت مامقداره "ألف دينار كحد أدنى" للفنانين التونسيين ، وذلك وفق معاييرها الخاصة ، حتى مقارنة بما قدّم لفنانين فى بلدان أخرى وذلك بوصفها مؤسسة ربحية ذات أنشطة عابرة للحدود ، فإن الأمر يبدوا مثيرا للإستغراب ، بالنسبة لوزارة الثقافة والمحافظة على التراث ، ولجنة الإقتناءات التى تعود إليها بالنظر ، والتى سبق وإن إقتنت أعمالا لفنانين تونسيين ، وفق ما قيل أنه سوق الفن العالمية.
4 ـ نسجل ما ورد فى ملف التظاهرة من منع للإشارات الدينية والسياسية والجنسية ، لنذكر أن الإبداع لايحتمل الشروط المسبقة والتى قد تهئ الطريق للتأويلات والقراءات المسقطة ، مما يدعونا لصون حرية الإبداع والتعبير.
بحق تمثيل المبدعيين ضمن لجنة مراجعة الأعمال ، ودلك من خلال نقابتهم .
5 ـ نعبر عن عميق سعادتنا بفتح وتخصيص المذابح القديمة "بمونفلرى" ، لفائدة فنانينا وعلى إمتداد شهر كامل ، إلا أننا فى ذات الوقت نؤكد على أن تلك الفضاءات ، مثلت ومنذ سنوات مطلبا للفنانين التونسيين لإستعمالها كورشات ، فهل كان عليهم إنتظار جهة خارجية لتحقيق ذلك؟ فإنه يحق لهم اليوم أن يطالبوا بأن تكون تلك الورشات مكسبا دائما لقطاعهم، ضمن معايير واضحة من الشفافية وبتعاون تام بين الإدارة وبين الحق النقابي الذى يجسد مصالح الفنانين المادية والأدبية .
6 ـ نؤكد عميق سعادتنا بتخصيص كامل الفترة الفاصلة بين يوميِ 23 أفريل و15 جوان لعرض أعمال فنانينا بالشارع الرئيسيّ بالعاصمة ، وذلك كتجسيد ولو بتفاصيل مغايرة ، لمشاريع فنيّة قام بعضهم بتقديمها لفائدة الشارع الرئيسي بزخمه وخصائصه ، إذا ليكن ما سيتحقق من خلال Cow parade
منعطفا جديدا فى علاقة الإدارة ( وزارة وبلدية) بمشاريع فنانينا وفق رؤية بناءة تمنح للفن دوره فى كسب رهان الحداثة وبناء المدينة الحديثة .
إن جملة هذه الملاحظات الأساسية ، كان بالإمكان أن تكون حاضرة لتؤخذ بعين الإعتبار ،لو قامت وزارة الثقافة والمحافظة على التراث بتشريكنا وأخذ رأينا ، بوصفنا الهيكل النقابي المعني بالمصالح الأدبية والمادية للفنانين التشكيليين.
نقابة مهن الفنون التشكيلية
jeudi 1 octobre 2009
lundi 28 septembre 2009
jeudi 10 septembre 2009
MANIFESTE du Syndicat des Métiers des Arts Plastiques
MANIFESTE du Syndicat des Métiers des Arts Plastiques
C'est dans l'adhésion aux principes fondateurs de l'UGTT et à son militantisme historique
que le SMAP a été constitué pour devenir le cadre référentiel, dans la défense des intérêts
matériels et moraux des professionnels du secteur des arts plastiques ,si spécifique dans
sa production et son exploitation .
Ce qui fait de la création plastique un patrimoine vivant qui se veut :
1. producteur de sens et de valeurs esthétiques et spirituelles à l'aide de moyens manuels,
techniques et technologiques qui sont au diapason des progrès de la connaissance humaine .
2. voie pour une citoyenneté active basée sur une pensée libre et indépendante .
3. partie incontournable de la modernité en son élan réformateur de la société et de la civilisation .
4. une des composantes du développement durable et équitable .
S'appuyant sur ces bases essentielles ,considérant le degré d'évolution de notre société
et insistant sur son besoin vital de gagner le défi de la modernité dans sa globalité,
le SMAP se donne comme objectif de travailler à :
1. établir un STATUT de base des métiers des arts plastiques qui préviendra l'aspect marginal
du secteur actuel et ancrera sa présence matérielle et morale parmi les autres corporations
de la société .
2. promouvoir une INFRASTRUCTURE (musées,ateliers,centres de formation continue,centres de recherche,
d'édition,de documentation et d'archivage...) qui dynamisera le rôle du secteur dans son environnement
social,éducationnel et culturel .
3. instituer un MARCHÉ DE L'ART structuré,actif,englobant les énergies et les visions nouvelles
dans la confiance mutuelle de tous les intervenants du secteur .
4. insister sur LE RÔLE DE L'ÉTAT pour une action transparente dans le soutien matériel et moral du secteur ,
dans la sauvegarde de ses acquis et dans la dynamisation de ses besoins et horizons .
Vive l' UGTT libre et indépendante
Vive le SMAP et sa devise :
L'art est liberté et l'engagement est choix !
C'est dans l'adhésion aux principes fondateurs de l'UGTT et à son militantisme historique
que le SMAP a été constitué pour devenir le cadre référentiel, dans la défense des intérêts
matériels et moraux des professionnels du secteur des arts plastiques ,si spécifique dans
sa production et son exploitation .
Ce qui fait de la création plastique un patrimoine vivant qui se veut :
1. producteur de sens et de valeurs esthétiques et spirituelles à l'aide de moyens manuels,
techniques et technologiques qui sont au diapason des progrès de la connaissance humaine .
2. voie pour une citoyenneté active basée sur une pensée libre et indépendante .
3. partie incontournable de la modernité en son élan réformateur de la société et de la civilisation .
4. une des composantes du développement durable et équitable .
S'appuyant sur ces bases essentielles ,considérant le degré d'évolution de notre société
et insistant sur son besoin vital de gagner le défi de la modernité dans sa globalité,
le SMAP se donne comme objectif de travailler à :
1. établir un STATUT de base des métiers des arts plastiques qui préviendra l'aspect marginal
du secteur actuel et ancrera sa présence matérielle et morale parmi les autres corporations
de la société .
2. promouvoir une INFRASTRUCTURE (musées,ateliers,centres de formation continue,centres de recherche,
d'édition,de documentation et d'archivage...) qui dynamisera le rôle du secteur dans son environnement
social,éducationnel et culturel .
3. instituer un MARCHÉ DE L'ART structuré,actif,englobant les énergies et les visions nouvelles
dans la confiance mutuelle de tous les intervenants du secteur .
4. insister sur LE RÔLE DE L'ÉTAT pour une action transparente dans le soutien matériel et moral du secteur ,
dans la sauvegarde de ses acquis et dans la dynamisation de ses besoins et horizons .
Vive l' UGTT libre et indépendante
Vive le SMAP et sa devise :
L'art est liberté et l'engagement est choix !
Aprés la délibération du concours organisé pour la création d’un rond-point dans la ville de Sahline
Aprés la délibération du concours organisé pour la création d’un rond-point dans la ville de Sahline
Suite à la manifestation de Yasser Jradi, artiste plasticien tunisien et membre du syndicat des métiers des arts-plastiques, après avoir présenté sa candidature au concours organisé pour l’établissement d’un rond-point sous la tutelle de la municipalité de Sahline, et du gouvernorat de Monastir, le S.M.A.P s’est penché sur quelques points sur lesquels nous revenons ici.
Ce concours, ouvert aux plasticiens tunisiens associés aux « ingénieurs béton » pour la création d’une sculpture monumentale de rond-point, a permis au syndicat d’avoir un droit de regard sur les procédures propres à ce type d’intervention.
Dans un premier temps, le syndicat a donc contacté le Maire de Sahline afin d’avoir de plus amples informations sur ce concours. Ce dernier nous a dit qu’au vu du nombre insuffisant d’œuvres présentées pour être sélectionnées, le concours serait reporté.
Après cette décision, le S.M.A.P a expressément demandé au comité organisateur du concours d’être présent en tant que membre de jury lors de la prochaine commission.
C’est donc le 25 août dernier que cette dernière a eu lieu, et suite à l’invitation du comité organisateur, le syndicat s’est déplacé à Sahline pour assister en tant que membre de jury à la délibération du concours.
Notre participation a garantit la participation et la présence d’artistes au sein de la commission décisive pour le choix du projet retenu.
Sur ce, le concours et la réunion du jury ont eu lieu en toute transparence.
La municipalité de Sahline s’est montré du début à la fin très coopérative.
- D’abord, en recevant notre demande de participation à la commission du concours avec grande écoute et compréhension.
- Ensuite, en nous invitant personnellement au jury final du concours comme membre du comité de délibération.
- Après, en nous recevant correctement le jour du jury.
L’ensemble de ces caractéristiques nous permettent d’affirmer que le nombre de participants pour ce concours est insuffisant.
Ainsi que de constater que la faiblesse des dossiers présentés pour les projets artistiques relatifs aux créations monumentales, spécifiques au rond-point en Tunisie, est réelle.
Nous pensons que ces réalités démontrent que les artistes plasticiens et visuels tunisiens, existants comme principaux concernés pour l’élaboration de ce genre d’œuvres, devraient dorénavant participer à ce type de manifestations.
Pour ce faire, nous travaillerons :
- à une meilleure information pour les artistes quant à l’organisation de ces manifestations, à travers leur syndicat et organisme.
- à la représentation systématique du S.M.A.P dans les commissions de ces concours. Après cette première expérience concluante, nous allons continuer sur cette portée.
- enfin, à une étude approfondie à l’échelle nationale pour ce type de projets, spécifiques dans le domaine artistique, et qui nécessitent une réflexion créative, conceptuelle et juridique appropriés.
- à la représentation systématique du S.M.A.P dans les commissions de ces concours. Après cette première expérience concluante, nous allons continuer sur cette portée.
- enfin, à une étude approfondie à l’échelle nationale pour ce type de projets, spécifiques dans le domaine artistique, et qui nécessitent une réflexion créative, conceptuelle et juridique appropriés.
Le bureau du S.M.A.P.
· Commentaires + debat
Zouhaïr Ben Amor
Une façon de faire très très honorable. Bravo pour notre syndicat. Je fais entièrement confiance à notre bureau actuel. Continuez, vous avez tout notre soutien.
Habib Mehiri
Un pas vers le positif, c'est encourageant. Plus on veut, mieux on veut.
mohamed Ben Soltane
il faut saluer cet effort de la part de notre syndicat ainsi que la collaboration de la mairie de Sahline. Il faut aussi signaler que la majorit... Lire la suiteé des projets proposés dans ce cadre sont de mauvais goût, bassement folkloriques, avec une symbolique à deux balles. c'est la faute des artistes qui font ce genre de propositions pour plaire au responsables en les prenant pour moins qu'il ne valent. En tant qu'artistes nous devons commencer par nous critiquer nous-même. Les oeuvres d'art dans les espaces publics sont très importantes, c'est pour la majorité de nos citoyens la seule possibilité de voir de l'art donc il ne faut pas prendre cela à la légère. J'espere que le syndicat arrivera a ces objectifs concernant le point de l'information et de la participation aux jury.
Mahmoud Chalbi
bien vu ben soltane ,la balle est dans le camp des artistes ! qu'ils libèrent leur imaginaire et au syndicat de les soutenir par l'information et le suivi !
c'est par la conscience du rôle citoyen et non uniquement mercantile de l'artiste que les revendications matérielles et morales de la corporation aboutiront !
le combat continue , bientôt ça sera le tour des vaches de l'avenue et du néo-colonialisme en art contemporain!
Selim Ben Cheikh
Une question cynique me vient à l'esprit en lisant cet article, le SMAP c'est quoi au juste??? Un avocat? un intermédiaire entre les" jeunes créateurs" et les décideurs????????
Une autre question me vient à l'esprit: peut-on être juge et partie!!! En demandant "le droit" de faire partie d'une commission, commission qui va trancher sur des dossiers, dont un des dépositaires fait partie du SMAP, y'a t-il pas un conflit d' intérêt???????
mohamed ben soltane:
Qu'es-ce que le mauvais goût!!!
mohamed Ben Soltane
"on dit que des gouts et des couleurs on ne discute pas et pourtant on ne fait que ça", disait un célèbre esthéticien.
Mahmoud Chalbi
selim, le syndicat est là pour protéger les intérêts matériels et moraux des artistes et particulièrement de ses adhérents !
il n'est pas juge et partie qd il participe à un jury !
il observe,il constate la transparence de l'opération et il donne son avis s'il le faut !
oui il peut être avocat et aussi intermédiaire entre jeunes,moins jeunes et décideurs .
il a surtout l'ambition d'etre revendicateur et agitateur dans un terrain qui dort et se la coule douce !... Lire la suite
cyniquement votre !
mach
Morgan Morgane
Ahhhhhhhhhh, si ça se passe toujours de la sorte... pour voir naitre dans nos villes des oeuvres artistiques digne d'une culture et d'un art à la tunisienne...
Jellel Gasteli
Je suis extrêmement séduit par la lecture du compte-rendu sur les initiatives conjuguées du SMAP et des responsables de la municipalité de Sahline.
C'est grâce au dialogue entre les artistes et les institutions publiques ou privées que l'on enrichit les esprits et que l'on ouvre de nouvelles perspectives à l'éducation et à la culture.
C'est une valeur universelle et il est normal qu'elle existe également ici, en Tunisie.
Bravo à tous
Zouhaïr Ben Amor
Ben Cheikh et Ben Soltane, vous poser tous les deux le probl... Lire la suiteème de façons différentes et complémentaires. Quand, Mohamed parle de mauvais goût, il a mille fois raison. Bien que les monuments soient commandés par des décideurs politiques, qui n'ont rien à voir avec l'art, c'est à l'artiste de trouver un compromis en faveur de l'œuvre. Monsieur Sélim, vous posez le rôle que doit jouer le syndicat dans cette démarche. A mon avis, c'est primordial pour éviter les charlatans, et non pour décider quel projet choisir. La présence du syndicat pourrait valoriser davantage l'artiste auprès des commanditaires. Ceci, après un grand travail en amont pour mettre de l'ordre dans la maison des artistes, comment? là aussi il y a débat.
Amel Zaazaa
Bravo le SMAP!
Smiley Edon
Bonne nouvelle ... C'est encourageant...
Selima Karoui
Tous: Merci pour votre soutien.Merci de nous faire confiance.Je vais essayer de r... Lire la suiteépondre à quelques points
Concernant le « mauvais goût » des artistes à proposer des projets « bassement folkloriques », oui c’est vrai. Mais ce n’est pas seulement la faute des artistes, qui ont le droit par ailleurs de s’exprimer comme ils veulent, en se voyant aussi refuser leurs propositions par faute de « mauvais goût ». Cependant, ils sont dans l’obligation de respecter un cahier de charges adéquat. Et c’est là que le bas blesse, puisque les décideurs sur ce type de projets (installation permanente d’une sculpture monumentale dans un rond- point) n’ont pas été jusqu’ici les bons, à savoir une association de responsables en équipements, ingénieurs béton, bureau d’études communal n’ayant jamais vu une expo de leur vie(… et j’en passe…). C’est eux qui ne sont pas à leur place pour ce type de projets nécessitant des œuvres spécifiques et une conception étudiée, comme nous le disons dans le texte
Selima Karoui
(suite).Les d... Lire la suiteécideurs devraient être aussi, entre autres, des artistes qualifiés. D’où la présence, maintenant, de notre syndicat dans ces réunions. Qui se chargera aussi du suivi et de l’information nécessaire, et pas seulement pour ce type de manifestations. Les projets artistiques qui se distribuent sous la table, de manière mafieuse et corrompue, IL FAUT ARRETER.
J’aimerai juste rappeler aux artistes plasticiens, graphistes, designers, visuels…. qui ne sont pas encore affiliés à notre syndicat, que la participation coûte seulement 12 dinars. Pour devenir membre du syndicat et y participer concrètement. Ces 12 dinars qui représentent somme toute, environ, l’équivalent de cinq paquets de cigarettes, ou quatre ou cinq bières, ou deux bouteilles de vin, ou six casse-croûtes, ou un bon couffin de fruits et légumes, ou…., ces modestes 12 dinars seront versés une seule et unique fois pour une existence entière de syndicat.
Vos paroles, vos prises de position, vos idées sont notre
Selima Karoui
OXYGENE. Mais pour faire vivre notre syndicat, à long terme, et avoir l... Lire la suite’appui d’une liste d’adhérents de plus en plus importante, feront que nous aurons la légitimité de droit dans nos démarches, et vis-à-vis de nos interlocuteurs.
Je ne suis pas en train de faire du racket pour renflouer les caisses de l'u.g.t.t, je suis juste en train de parler d'une réalité "matérielle" qui, malheureusement dans ce cas de figure, est primordiale pour la survie de notre organisme. Et la victoire de nos combats.
Selima Karoui
Pour tous ceux qui ne savent pas comment faire pour se déplacer au siège syndical central, qui sont loin du centre de Tunis, qui sont loin tout courts, ils peuvent me contacter sur ma page FB, ou par mail, et je serai ravie de les aider.
Selima Karoui, membre du bureau du SMAP.
Jellel Gasteli
Si j'ai bien compris et pour faire une synth... Lire la suiteèse. Le SMAP se positionne donc en tant qu"opérateur culturel" et jouera le rôle d'interface entre les institutions et les artistes.
Les responsables en équipements, ingénieurs béton, les bureaux d’études sont parfaitement à leur place. On ne leur demande pas de faire de l'art, mais de faire leur travail d'ingénieur le mieux possible. S'ils n'ont jamais vu une expo de leur vie, je doute que les artistes aient les compétences nécessaires pour concevoir une route goudronnée ou un rond-point.
Le rôle du SMAP est donc d'établir des ponts ou des passerelles (sans jeu de mots) entre les équipements publics, les institutions et les artistes.
C'est une méthode qui fait ses preuves partout dans le monde. Il n'y a aucune raison pour qu'il en soit autrement en Tunisie. Il y a un début à tout. C'est, en tout les cas, un excellent début.
Avec tout mon soutien
Zouhaïr Ben Amor
A l'occasion, aussi, le SMAP, pourrait éditer une brochure destinée aux maires, pour les encourager à financer des œuvres pour personnaliser et embellir leur patelin. Le SMAP serait garant du niveau artistique de l'œuvre, non pas en se substituant au jury, mais en habilitant les artistes concurrents. Les Maires reçoivent régulièrement une circulaire du ministère de tutelle pour soigner l'entrée des villes.
A l’attention de M. Kamel Néji, directeur général de l’UIB
A l’attention de M. Kamel Néji, directeur général de l’UIB
Au nom du bureau du S.M.A.P, sous ses membres élus,
tunis le 09-07-2009
A partir d’un article de Bady Ben Naceur, en entretien avec M. Kamel Néji, directeur général de l’Union International de Banques (UIB), ayant pour objectif d’informer le public lecteur sur la réalité du mécénat d’art en Tunisie, mise en œuvre par une entreprise institutionnelle tel que l’UIB, nous autres représentants le bureau du Syndicat des Métiers des Arts-Plastiques (S.M.A.P), aimerions revenir sur quelques points qui méritent discussion.
Avant toute chose rappelons que l’UIB possède une des plus grandes collections d’art du pays, et attestons que cette dernière a été la première banque à acquérir les travaux des artistes tunisiens.
Certes sa collection privée fait partie de notre patrimoine national. Remarquons cependant, que cet illustre assortiment de toutes sortes d’œuvres d’art mérite aujourd’hui plus de conservation, et nécessite un besoin de restauration, que nous, en tant que syndicat délégué à l’ensemble des caractéristiques régissant le secteur des arts-plastiques, pourrons longuement démontrer à partir de supports photographiques attestant cette exigence de réparation pour les œuvres qui le demandent.
Par ailleurs, l’UIB qui s’est arrêté depuis un peu plus d’une vingtaine d’années d’enrichir sa collection en stoppant toute acquisition d’œuvre d’art tunisienne, paraît comme confortée dans ce rôle d’abandon, puisque elle vient de rater une très belle occasion de le faire au dernier « Printemps des Arts de La Marsa ».
Avec cette manifestation annuelle devenue incontournable pour découvrir les nouveaux talents de notre pays, à laquelle l’UIB a toutefois participé en y exposant sa collection, elle aurait pu dépasser ce rôle de juste révéler son patrimoine artistique à nos jeunes artistes d’aujourd’hui, en participant de même à leur découverte, donc leur encouragement. Comme l’ont fait d’autres grands collectionneurs, présents aussi.
Finalement, la découverte ici a eu lieu seulement dans un sens : une occasion restée inachevée pour l’UIB de découvrir les nouveaux talents, comme l’ont fait ces nouveaux talents en découvrant la collection de l’UIB.
C’est un point fort positif de montrer sa collection privée, et de vouloir la montrer encore plus, mais cela ne veut pas dire que ça fait de l’UIB un mécénat de l’art en Tunisie, surtout que ce dernier a arrêté d’acquérir des œuvres depuis trop longtemps.
A ce propos, M. Kamel Néji, en tant que citoyen, peut avoir une lecture complètement personnelle du monde artistique, celle qu’il veut et celle qu’il considère comme étant la sienne. Cependant, en tant que représentant responsable de société, déontologiquement justement par rapport à son statut dans cette société même, il n’a pas le droit d’avoir cette prise de position erronée de l’art.
Comme nous autres artistes plasticiens, ne pouvons pas discourir d’un domaine comme le sien, auquel nous sommes complètement étrangers.
Pareillement avec cet exemple, où M. Kamel Néji, émet un avis autour du courant artistique « l’expressionnisme », et sous-entend que ce type de démarche expressif ne doit surtout pas tomber dans une sorte de mélancolie, tristesse ou désespoir. Arrivant à parler d’une préférence pour les œuvres « optimistes », sur celles « pessimistes » qui ne font qu’empirer la donne.
Heureusement que les plus grands musées du monde n’ont pas cet avis, sinon ils risqueraient de rejeter leur Picasso avec son Guernica, leur Van-Gogh avec son Autoportrait à l’oreille coupée, ou en encore leur Munch avec son Cri…
En somme, nous voyons que cette collection privée de l’UIB, à part le fait indéniable de représenter un précieux patrimoine national, est aussi un investissement ; et comme chaque investissement, elle doit présenter ses normes, ses règles, ses droits, et donc ses devoirs. Ainsi, le fait indéniable d’un constant renouvellement pour une certaine évolution de ce dit investissement. Sans entrer bien évidemment, dans la question du goût personnel, de l’affectif ou du social.
Et finalement, nous espérons qu’après toutes ces précisions, l’UIB redeviendra cet élément dynamique et encourageant de l’art pour notre société. Qu’elle redevienne active comme elle a autrefois été. Et qu’elle s’allie avec des organismes comme les nôtres pour toujours faire évoluer l’art en Tunisie.
Le bureau du S.M.A.P.
commentaire + debat
mohamed Ben Soltane
je suis daccord avec cet article, je me rappelle avoir lu l'entretien dont il est question mais ça serait bien de le retrouver sur le net (le site de lapresse; il faut juste connaitre la date et regarder dans les archives) comme ça on peut faire une lecture critique encore plus pouss... Lire la suiteée
tu connais la date de l entretien Amor ??
l'acquisition d'oeuvres est importante mais ce n'est pas la seule manière de faire du mécènat; la manière la plus adéquate aujourd'hui est de financer des projets artistiques innovants, qui ne peuvent pas trouver acquéreur sur le mini marché tunisien, mais pour cela il faut des mécènes éclairés, en attendant la lumière il faut dialoguer :)
Amor Ghedamsi
la date de l'article et le 01 - 07 au journal la presse
voici un lien
http://fr.allafrica.com/stories/200907010527.html
Ben Soltane
merci Amor, effectivement l'article comporte certaines id... Lire la suiteées reçues, comme celui de l'artiste bohème et fauché, qui crée des choses magnifiques alors qu'il est dans la merde...personnellement, quand j ai faim ou que j ai pas où dormir je peux difficilement créer... et puis l'expressionnisme date de 60 ans au moins, y a pas mal de choses qui se sont passées depuis...quant à regarder des tableaux pour devenir optimiste! Picasso disait, je veux que mes tableaux soient comme des clous, chaque personne qui les regardent doit saigner... Bon l'intéressant c'est que ces organismes s'intéressent à l'art, ils devraient voyager un peu pour voir comment les grandes banques font du mécènat, en Espagne notamment...en l'absence d'un marché de l'art, surtout pour un travail qui n'est pas décoratif et qui n'est pas adapté à un accrochage dans une maison, le rôle du mécènat est essentiel mais un vrai mécénat, avec des responsables qui ont une visoin de l'art qui dépasse les impressionnistes...
Nja Mahdaoui
A la lecture de ce discours pr... Lire la suiteésenté sous forme de plaidoirie constructive, je voudrais tout simplement rappeler que cet organisme financier n'avait pas de programme culturel et artistique précis vis à vis des créateurs tunisiens ou autres...Par contre , Il y avait à la tête de cette honorable banque un homme de gout au regard attentif à tout ce qui était innovent sur la place des arts -Effectivement Monsieur Taoufik TORJMAN était le parfait mécène et amateur averti - car il était très proche des créateurs et il voulait donner un exemple en décorant le siège de la Banque ainsi que ses agences ...Il encouragea aussi l'édition d'art et a lancé le fameux livre dédié à Ammar FARHAT - De mémoire Monsieur Torjman n'avait jamais osé porter un avis critique sur telle ou telle tendance ..et en plus son respect des artistes était exemplaire. Alors que les amateurs de jugements sur l'art et les tendances se gardent de porter des avis tronqués...
NJA MAHDAOUI- suite-
.La culture tunisienne a évolué , les artistes aussi... Nos écoles débordent de théoriciens avertis, de critiques et d'historiens conscients. Avec mes remerciements pour les responsables du bureau de la S.M.A.P. En cette époque de la clarté. Bien sûr, nul n'est censé se lancer dans les encouragements de quoi que ce soit et de qui que ce soit ..Le droit à la liberté du choix existe.
LASSAAD BEN MILAD
Ex-Directeur à l'UIB
Il était temps que quelqu'un daigne s'interesser au parcours de l'UIB,en mati... Lire la suiteére de mécénat. Seulement ce que vous avez omis de signaler ou que vous ignorez c'est que le seul maitre d'oeuvre, passionné d'art et de peinture fut Monsieur Taoufik Torgeman (ancien PDG de l'UIB 1972-1984)qui a amassé tout ce patrimoine(qui n'est plus national, apres la privatisation de la banque).
Tout les autres PDG qui ont défilé apres lui etaient des gens soit ignares de l'art en général, soit des oppurtunistes qui se sont attribués les réalisations de leur prédécesseur (n'est ce pas moncef kaouech); ne parlons pas des tableaux qui ont disparus...???volatilisés...???détruis dans les eaux des caves pourries...Quel GACHIS
Chedly Belkhamsa
Je suis tout a fait d'accord sur le droit que l'on peut avoir sur les collections priv... Lire la suiteées, même si c'est une banque. A part le fait d'acquérir une œuvre il y a le droit moral des artistes, plus ceux de l'état. Je ne vois pas pourquoi lors de la sortie d'œuvre d'art tunisienne du territoire il y a tout un assortiment de lois pour protéger l'œuvre afin qu'elle ne sorte pas du pays, mais qu'il n'y a rien pour la protéger quand elle est à l'intérieur! ce qui est complètement aberrant.
Il faudrait peut être une note émise par le syndicat pour attirer l'attention auprès des autorités de tutelles.
Zouhaïr Ben Amor
Le seul fait que l'UIB (organisme financier) soit pr... Lire la suiteésent au printemps des arts plastiques de la Marsa, sans tableaux ou avec un seul tableau est quelque chose de positive. Aujourd'hui, l'un des responsables sur ce patrimoine à l'UIB est M Belhassen Chenoufi, lui même guitariste et interprète du grand Brassens. A l'agence UIB d'Ez-Zahra, on avait avant un excellent tableau de Ali Ben Salem, depuis on a préféré le remplacer par une vulgaire copie d'un peintre anonyme. Il reste à savoir d'où vient cet élan artistique de l'UIB, je crois qu'elle le tient de son ancêtre le Crédit Lyonnais. Après, c'est le PDG M. Taoufik Torjmène, qui a marqué son passage.
Zouhaïr Ben Amor
Je reproche rien à l'UIB, au contraire, d'autres doivent la prendre pour exemple. Pour qu'il y ait une tradition d'achat des œuvres par les grandes sociétés, il suffit simplement d'un geste politique de haut niveau dans ce sens, et tu vas voir Amor ...J'ai dit au Maire d'Ez-Zahra, un tableau de peinture est moins chère que le pneu d'un tracteur, la différence est que le pneu s'use.
Kamel Brahim
JE SUIS TOUT A FAIT D ACCORD AVEC TOI AMOR...LE DROIT ET LE REGARD QUE L ON PEUT AVOIR SUR LES COLLECTIONS D UNE BANQUE OU D UN AURES ORGANISMES...OU D UN COLLECTIONNEUR...LES OEUVRES D ARTS NE SONT PAS DES TAPIS....ET MEME LES TAPIS SONT A RESTAURER...CE LAISSER ALLER...ET NE PAS TENIR COMPTE DE LA VALEUR DES OEUVRES ...LES RESTAURER ...LES ... Lire la suiteCLASSER ..ET CREER UN LIEU DIGNE POUR LES EXPOSER ET MEME LES REVOIR ...ON REPROCHE A UIB ...QUE FAIT L ETAT DE SA COLLECTION ET DE TOUT CE QU ELLE A ACHETE DEPUIS BELLE LURETTE...BREF C EST UN LONG DEBAT ...MAIS C EST A DEBATTRE ..ET NE PAS LAISSER MOISIR LES OEUVRES DANS LES OUBLIETTES...
Zouhaïr Ben Amor
Aujourd'hui les oeuvres les plus chères sont détenus par des Banques Japonaises ou autres comptoirs financiers. S'ils ont déboursé des fortunes c'est pas pour voir ces oeuvres se dégrader. L'UIB est sûrement consciente de la valeur de son patrimoine, elle est entrain d'apprendre comment faire. Laissons les faire sans dirigisme, ils vont finir par maîtriser la chose et c'est à notre profit les artistes.
Mahmoud Chalbi
merci pour ton optimisme si zouhair!!mais l' intention était de d... Lire la suiteévoiler l'incompétence et la prétention du pdg de la banque ! il n'y comprend rien,se permet de parler d'art et mm pas fichu de sponsoriser réellement un événement _le printemps des arts de la marsa_ qui a accueilli une partie de sa collection sans aucun sou ,à part deux cocktails mm pas arrosés ,pour qu'il frime devant ses invités étrangers aussi ignares que lui en art moderne et contemporain !
et je ne vous parle pas de l'état de la collection ( tableaux détériorés et oeuvres disparues ) vue la difficulté qu'on a eu pour faire la selection ,on a eu accés à toutes les fiches !
donc l'espoir est dans une réelle prise de conscience de l'importance de cette collection par les responsables de la banque et par les pouvoirs publics !!
il serait judicieux de nommer un administrateur de cette collection et de renforcer l'equipe de restauration !
voilà de quoi relancer ce débat qu'il vaut mieux placer dans la page dugroupe
Zouhaïr Ben Amor
Tout à fait d'accord
Kamel Brahim
TU AS RAISON MAHMOUD LE DEBAT EST OUVERT ...IL FAUT TROUVER DES SOLUTIONS ...ET C EST VOTRE ROLE ET LE ROLE DES ARTISTES ...L UNION FAIT LA FORCE...MAIS LAISSER FAIRE LES OEUVRES FINIRONT PAR DISPARAITRE DANS LA NATURE OU EN MOISISSURE...ET C EST BIEN DOMMAGE ...IL EST URGENT DE REAGIR AVANT QUE CELA SOIT TROPS TARD...C ET MON POINT DE VUE.
Selima Karoui
J'interviens autour de ce d... Lire la suiteébat en vous remerciant, simplement, pour vos réflexions, votre attention qui sans aucun doute existe bel et bien.
Autrement, ce que je pense des problématiques abordées et discutées ci-dessus figurent dans leur ensemble dans l'article publié par Amor.
Article que j'avais d'ailleurs publié en le scannant dans les photos de la page de notre groupe.
Cela n'avait pas sucité le même débat, ce qui démontre peut-être un point auquel nous devons remédier: une active participation de vous tous sur notre tribune facebookienne, le groupe du S.M.A.P, syndicat des métiers des arts-plastiques.
Au nom du bureau du S.M.A.P, sous ses membres élus,
tunis le 09-07-2009
A partir d’un article de Bady Ben Naceur, en entretien avec M. Kamel Néji, directeur général de l’Union International de Banques (UIB), ayant pour objectif d’informer le public lecteur sur la réalité du mécénat d’art en Tunisie, mise en œuvre par une entreprise institutionnelle tel que l’UIB, nous autres représentants le bureau du Syndicat des Métiers des Arts-Plastiques (S.M.A.P), aimerions revenir sur quelques points qui méritent discussion.
Avant toute chose rappelons que l’UIB possède une des plus grandes collections d’art du pays, et attestons que cette dernière a été la première banque à acquérir les travaux des artistes tunisiens.
Certes sa collection privée fait partie de notre patrimoine national. Remarquons cependant, que cet illustre assortiment de toutes sortes d’œuvres d’art mérite aujourd’hui plus de conservation, et nécessite un besoin de restauration, que nous, en tant que syndicat délégué à l’ensemble des caractéristiques régissant le secteur des arts-plastiques, pourrons longuement démontrer à partir de supports photographiques attestant cette exigence de réparation pour les œuvres qui le demandent.
Par ailleurs, l’UIB qui s’est arrêté depuis un peu plus d’une vingtaine d’années d’enrichir sa collection en stoppant toute acquisition d’œuvre d’art tunisienne, paraît comme confortée dans ce rôle d’abandon, puisque elle vient de rater une très belle occasion de le faire au dernier « Printemps des Arts de La Marsa ».
Avec cette manifestation annuelle devenue incontournable pour découvrir les nouveaux talents de notre pays, à laquelle l’UIB a toutefois participé en y exposant sa collection, elle aurait pu dépasser ce rôle de juste révéler son patrimoine artistique à nos jeunes artistes d’aujourd’hui, en participant de même à leur découverte, donc leur encouragement. Comme l’ont fait d’autres grands collectionneurs, présents aussi.
Finalement, la découverte ici a eu lieu seulement dans un sens : une occasion restée inachevée pour l’UIB de découvrir les nouveaux talents, comme l’ont fait ces nouveaux talents en découvrant la collection de l’UIB.
C’est un point fort positif de montrer sa collection privée, et de vouloir la montrer encore plus, mais cela ne veut pas dire que ça fait de l’UIB un mécénat de l’art en Tunisie, surtout que ce dernier a arrêté d’acquérir des œuvres depuis trop longtemps.
A ce propos, M. Kamel Néji, en tant que citoyen, peut avoir une lecture complètement personnelle du monde artistique, celle qu’il veut et celle qu’il considère comme étant la sienne. Cependant, en tant que représentant responsable de société, déontologiquement justement par rapport à son statut dans cette société même, il n’a pas le droit d’avoir cette prise de position erronée de l’art.
Comme nous autres artistes plasticiens, ne pouvons pas discourir d’un domaine comme le sien, auquel nous sommes complètement étrangers.
Pareillement avec cet exemple, où M. Kamel Néji, émet un avis autour du courant artistique « l’expressionnisme », et sous-entend que ce type de démarche expressif ne doit surtout pas tomber dans une sorte de mélancolie, tristesse ou désespoir. Arrivant à parler d’une préférence pour les œuvres « optimistes », sur celles « pessimistes » qui ne font qu’empirer la donne.
Heureusement que les plus grands musées du monde n’ont pas cet avis, sinon ils risqueraient de rejeter leur Picasso avec son Guernica, leur Van-Gogh avec son Autoportrait à l’oreille coupée, ou en encore leur Munch avec son Cri…
En somme, nous voyons que cette collection privée de l’UIB, à part le fait indéniable de représenter un précieux patrimoine national, est aussi un investissement ; et comme chaque investissement, elle doit présenter ses normes, ses règles, ses droits, et donc ses devoirs. Ainsi, le fait indéniable d’un constant renouvellement pour une certaine évolution de ce dit investissement. Sans entrer bien évidemment, dans la question du goût personnel, de l’affectif ou du social.
Et finalement, nous espérons qu’après toutes ces précisions, l’UIB redeviendra cet élément dynamique et encourageant de l’art pour notre société. Qu’elle redevienne active comme elle a autrefois été. Et qu’elle s’allie avec des organismes comme les nôtres pour toujours faire évoluer l’art en Tunisie.
Le bureau du S.M.A.P.
commentaire + debat
mohamed Ben Soltane
je suis daccord avec cet article, je me rappelle avoir lu l'entretien dont il est question mais ça serait bien de le retrouver sur le net (le site de lapresse; il faut juste connaitre la date et regarder dans les archives) comme ça on peut faire une lecture critique encore plus pouss... Lire la suiteée
tu connais la date de l entretien Amor ??
l'acquisition d'oeuvres est importante mais ce n'est pas la seule manière de faire du mécènat; la manière la plus adéquate aujourd'hui est de financer des projets artistiques innovants, qui ne peuvent pas trouver acquéreur sur le mini marché tunisien, mais pour cela il faut des mécènes éclairés, en attendant la lumière il faut dialoguer :)
Amor Ghedamsi
la date de l'article et le 01 - 07 au journal la presse
voici un lien
http://fr.allafrica.com/stories/200907010527.html
Ben Soltane
merci Amor, effectivement l'article comporte certaines id... Lire la suiteées reçues, comme celui de l'artiste bohème et fauché, qui crée des choses magnifiques alors qu'il est dans la merde...personnellement, quand j ai faim ou que j ai pas où dormir je peux difficilement créer... et puis l'expressionnisme date de 60 ans au moins, y a pas mal de choses qui se sont passées depuis...quant à regarder des tableaux pour devenir optimiste! Picasso disait, je veux que mes tableaux soient comme des clous, chaque personne qui les regardent doit saigner... Bon l'intéressant c'est que ces organismes s'intéressent à l'art, ils devraient voyager un peu pour voir comment les grandes banques font du mécènat, en Espagne notamment...en l'absence d'un marché de l'art, surtout pour un travail qui n'est pas décoratif et qui n'est pas adapté à un accrochage dans une maison, le rôle du mécènat est essentiel mais un vrai mécénat, avec des responsables qui ont une visoin de l'art qui dépasse les impressionnistes...
Nja Mahdaoui
A la lecture de ce discours pr... Lire la suiteésenté sous forme de plaidoirie constructive, je voudrais tout simplement rappeler que cet organisme financier n'avait pas de programme culturel et artistique précis vis à vis des créateurs tunisiens ou autres...Par contre , Il y avait à la tête de cette honorable banque un homme de gout au regard attentif à tout ce qui était innovent sur la place des arts -Effectivement Monsieur Taoufik TORJMAN était le parfait mécène et amateur averti - car il était très proche des créateurs et il voulait donner un exemple en décorant le siège de la Banque ainsi que ses agences ...Il encouragea aussi l'édition d'art et a lancé le fameux livre dédié à Ammar FARHAT - De mémoire Monsieur Torjman n'avait jamais osé porter un avis critique sur telle ou telle tendance ..et en plus son respect des artistes était exemplaire. Alors que les amateurs de jugements sur l'art et les tendances se gardent de porter des avis tronqués...
NJA MAHDAOUI- suite-
.La culture tunisienne a évolué , les artistes aussi... Nos écoles débordent de théoriciens avertis, de critiques et d'historiens conscients. Avec mes remerciements pour les responsables du bureau de la S.M.A.P. En cette époque de la clarté. Bien sûr, nul n'est censé se lancer dans les encouragements de quoi que ce soit et de qui que ce soit ..Le droit à la liberté du choix existe.
LASSAAD BEN MILAD
Ex-Directeur à l'UIB
Il était temps que quelqu'un daigne s'interesser au parcours de l'UIB,en mati... Lire la suiteére de mécénat. Seulement ce que vous avez omis de signaler ou que vous ignorez c'est que le seul maitre d'oeuvre, passionné d'art et de peinture fut Monsieur Taoufik Torgeman (ancien PDG de l'UIB 1972-1984)qui a amassé tout ce patrimoine(qui n'est plus national, apres la privatisation de la banque).
Tout les autres PDG qui ont défilé apres lui etaient des gens soit ignares de l'art en général, soit des oppurtunistes qui se sont attribués les réalisations de leur prédécesseur (n'est ce pas moncef kaouech); ne parlons pas des tableaux qui ont disparus...???volatilisés...???détruis dans les eaux des caves pourries...Quel GACHIS
Chedly Belkhamsa
Je suis tout a fait d'accord sur le droit que l'on peut avoir sur les collections priv... Lire la suiteées, même si c'est une banque. A part le fait d'acquérir une œuvre il y a le droit moral des artistes, plus ceux de l'état. Je ne vois pas pourquoi lors de la sortie d'œuvre d'art tunisienne du territoire il y a tout un assortiment de lois pour protéger l'œuvre afin qu'elle ne sorte pas du pays, mais qu'il n'y a rien pour la protéger quand elle est à l'intérieur! ce qui est complètement aberrant.
Il faudrait peut être une note émise par le syndicat pour attirer l'attention auprès des autorités de tutelles.
Zouhaïr Ben Amor
Le seul fait que l'UIB (organisme financier) soit pr... Lire la suiteésent au printemps des arts plastiques de la Marsa, sans tableaux ou avec un seul tableau est quelque chose de positive. Aujourd'hui, l'un des responsables sur ce patrimoine à l'UIB est M Belhassen Chenoufi, lui même guitariste et interprète du grand Brassens. A l'agence UIB d'Ez-Zahra, on avait avant un excellent tableau de Ali Ben Salem, depuis on a préféré le remplacer par une vulgaire copie d'un peintre anonyme. Il reste à savoir d'où vient cet élan artistique de l'UIB, je crois qu'elle le tient de son ancêtre le Crédit Lyonnais. Après, c'est le PDG M. Taoufik Torjmène, qui a marqué son passage.
Zouhaïr Ben Amor
Je reproche rien à l'UIB, au contraire, d'autres doivent la prendre pour exemple. Pour qu'il y ait une tradition d'achat des œuvres par les grandes sociétés, il suffit simplement d'un geste politique de haut niveau dans ce sens, et tu vas voir Amor ...J'ai dit au Maire d'Ez-Zahra, un tableau de peinture est moins chère que le pneu d'un tracteur, la différence est que le pneu s'use.
Kamel Brahim
JE SUIS TOUT A FAIT D ACCORD AVEC TOI AMOR...LE DROIT ET LE REGARD QUE L ON PEUT AVOIR SUR LES COLLECTIONS D UNE BANQUE OU D UN AURES ORGANISMES...OU D UN COLLECTIONNEUR...LES OEUVRES D ARTS NE SONT PAS DES TAPIS....ET MEME LES TAPIS SONT A RESTAURER...CE LAISSER ALLER...ET NE PAS TENIR COMPTE DE LA VALEUR DES OEUVRES ...LES RESTAURER ...LES ... Lire la suiteCLASSER ..ET CREER UN LIEU DIGNE POUR LES EXPOSER ET MEME LES REVOIR ...ON REPROCHE A UIB ...QUE FAIT L ETAT DE SA COLLECTION ET DE TOUT CE QU ELLE A ACHETE DEPUIS BELLE LURETTE...BREF C EST UN LONG DEBAT ...MAIS C EST A DEBATTRE ..ET NE PAS LAISSER MOISIR LES OEUVRES DANS LES OUBLIETTES...
Zouhaïr Ben Amor
Aujourd'hui les oeuvres les plus chères sont détenus par des Banques Japonaises ou autres comptoirs financiers. S'ils ont déboursé des fortunes c'est pas pour voir ces oeuvres se dégrader. L'UIB est sûrement consciente de la valeur de son patrimoine, elle est entrain d'apprendre comment faire. Laissons les faire sans dirigisme, ils vont finir par maîtriser la chose et c'est à notre profit les artistes.
Mahmoud Chalbi
merci pour ton optimisme si zouhair!!mais l' intention était de d... Lire la suiteévoiler l'incompétence et la prétention du pdg de la banque ! il n'y comprend rien,se permet de parler d'art et mm pas fichu de sponsoriser réellement un événement _le printemps des arts de la marsa_ qui a accueilli une partie de sa collection sans aucun sou ,à part deux cocktails mm pas arrosés ,pour qu'il frime devant ses invités étrangers aussi ignares que lui en art moderne et contemporain !
et je ne vous parle pas de l'état de la collection ( tableaux détériorés et oeuvres disparues ) vue la difficulté qu'on a eu pour faire la selection ,on a eu accés à toutes les fiches !
donc l'espoir est dans une réelle prise de conscience de l'importance de cette collection par les responsables de la banque et par les pouvoirs publics !!
il serait judicieux de nommer un administrateur de cette collection et de renforcer l'equipe de restauration !
voilà de quoi relancer ce débat qu'il vaut mieux placer dans la page dugroupe
Zouhaïr Ben Amor
Tout à fait d'accord
Kamel Brahim
TU AS RAISON MAHMOUD LE DEBAT EST OUVERT ...IL FAUT TROUVER DES SOLUTIONS ...ET C EST VOTRE ROLE ET LE ROLE DES ARTISTES ...L UNION FAIT LA FORCE...MAIS LAISSER FAIRE LES OEUVRES FINIRONT PAR DISPARAITRE DANS LA NATURE OU EN MOISISSURE...ET C EST BIEN DOMMAGE ...IL EST URGENT DE REAGIR AVANT QUE CELA SOIT TROPS TARD...C ET MON POINT DE VUE.
Selima Karoui
J'interviens autour de ce d... Lire la suiteébat en vous remerciant, simplement, pour vos réflexions, votre attention qui sans aucun doute existe bel et bien.
Autrement, ce que je pense des problématiques abordées et discutées ci-dessus figurent dans leur ensemble dans l'article publié par Amor.
Article que j'avais d'ailleurs publié en le scannant dans les photos de la page de notre groupe.
Cela n'avait pas sucité le même débat, ce qui démontre peut-être un point auquel nous devons remédier: une active participation de vous tous sur notre tribune facebookienne, le groupe du S.M.A.P, syndicat des métiers des arts-plastiques.
mercredi 12 août 2009
message
Tunis le 09.07.2009
A l’attention de M. Kamel Néji, directeur général de l’UIB
Au nom du bureau du S.M.A.P, sous ses membres élus,
A partir d’un article de Bady Ben Naceur, en entretien avec M. Kamel Néji, directeur général de l’Union International de Banques (UIB), ayant pour objectif d’informer le public lecteur sur la réalité du mécénat d’art en Tunisie, mise en œuvre par une entreprise institutionnelle tel que l’UIB, nous autres représentants le bureau du Syndicat des Métiers des Arts-Plastiques (S.M.A.P), aimerions revenir sur quelques points qui méritent discussion.
Avant toute chose rappelons que l’UIB possède une des plus grandes collections d’art du pays, et attestons que cette dernière a été la première banque à acquérir les travaux des artistes tunisiens.
Certes sa collection privée fait partie de notre patrimoine national. Remarquons cependant, que cet illustre assortiment de toutes sortes d’œuvres d’art mérite aujourd’hui plus de conservation, et nécessite un besoin de restauration, que nous, en tant que syndicat délégué à l’ensemble des caractéristiques régissant le secteur des arts-plastiques, pourrons longuement démontrer à partir de supports photographiques attestant cette exigence de réparation pour les œuvres qui le demandent.
Par ailleurs, l’UIB qui s’est arrêté depuis un peu plus d’une vingtaine d’années d’enrichir sa collection en stoppant toute acquisition d’œuvre d’art tunisienne, paraît comme confortée dans ce rôle d’abandon, puisque elle vient de rater une très belle occasion de le faire au dernier « Printemps des Arts de La Marsa ».
Avec cette manifestation annuelle devenue incontournable pour découvrir les nouveaux talents de notre pays, à laquelle l’UIB a toutefois participé en y exposant sa collection, elle aurait pu dépasser ce rôle de juste révéler son patrimoine artistique à nos jeunes artistes d’aujourd’hui, en participant de même à leur découverte, donc leur encouragement. Comme l’ont fait d’autres grands collectionneurs, présents aussi.
Finalement, la découverte ici a eu lieu seulement dans un sens : une occasion restée inachevée pour l’UIB de découvrir les nouveaux talents, comme l’ont fait ces nouveaux talents en découvrant la collection de l’UIB.
C’est un point fort positif de montrer sa collection privée, et de vouloir la montrer encore plus, mais cela ne veut pas dire que ça fait de l’UIB un mécénat de l’art en Tunisie, surtout que ce dernier a arrêté d’acquérir des œuvres depuis trop longtemps.
A ce propos, M. Kamel Néji, en tant que citoyen, peut avoir une lecture complètement personnelle du monde artistique, celle qu’il veut et celle qu’il considère comme étant la sienne. Cependant, en tant que représentant responsable de société, déontologiquement justement par rapport à son statut dans cette société même, il n’a pas le droit d’avoir cette prise de position erronée de l’art.
Comme nous autres artistes plasticiens, ne pouvons pas discourir d’un domaine comme le sien, auquel nous sommes complètement étrangers.
Pareillement avec cet exemple, où M. Kamel Néji, émet un avis autour du courant artistique « l’expressionnisme », et sous-entend que ce type de démarche expressif ne doit surtout pas tomber dans une sorte de mélancolie, tristesse ou désespoir. Arrivant à parler d’une préférence pour les œuvres « optimistes », sur celles « pessimistes » qui ne font qu’empirer la donne.
Heureusement que les plus grands musées du monde n’ont pas cet avis, sinon ils risqueraient de rejeter leur Picasso avec son Guernica, leur Van-Gogh avec son Autoportrait à l’oreille coupée, ou en encore leur Munch avec son Cri…
En somme, nous voyons que cette collection privée de l’UIB, à part le fait indéniable de représenter un précieux patrimoine national, est aussi un investissement ; et comme chaque investissement, elle doit présenter ses normes, ses règles, ses droits, et donc ses devoirs. Ainsi, le fait indéniable d’un constant renouvellement pour une certaine évolution de ce dit investissement. Sans entrer bien évidemment, dans la question du goût personnel, de l’affectif ou du social.
Et finalement, nous espérons qu’après toutes ces précisions, l’UIB redeviendra cet élément dynamique et encourageant de l’art pour notre société. Qu’elle redevienne active comme elle a autrefois été. Et qu’elle s’allie avec des organismes comme les nôtres pour toujours faire évoluer l’art en Tunisie.
Le bureau du S.M.A.P.
A l’attention de M. Kamel Néji, directeur général de l’UIB
Au nom du bureau du S.M.A.P, sous ses membres élus,
A partir d’un article de Bady Ben Naceur, en entretien avec M. Kamel Néji, directeur général de l’Union International de Banques (UIB), ayant pour objectif d’informer le public lecteur sur la réalité du mécénat d’art en Tunisie, mise en œuvre par une entreprise institutionnelle tel que l’UIB, nous autres représentants le bureau du Syndicat des Métiers des Arts-Plastiques (S.M.A.P), aimerions revenir sur quelques points qui méritent discussion.
Avant toute chose rappelons que l’UIB possède une des plus grandes collections d’art du pays, et attestons que cette dernière a été la première banque à acquérir les travaux des artistes tunisiens.
Certes sa collection privée fait partie de notre patrimoine national. Remarquons cependant, que cet illustre assortiment de toutes sortes d’œuvres d’art mérite aujourd’hui plus de conservation, et nécessite un besoin de restauration, que nous, en tant que syndicat délégué à l’ensemble des caractéristiques régissant le secteur des arts-plastiques, pourrons longuement démontrer à partir de supports photographiques attestant cette exigence de réparation pour les œuvres qui le demandent.
Par ailleurs, l’UIB qui s’est arrêté depuis un peu plus d’une vingtaine d’années d’enrichir sa collection en stoppant toute acquisition d’œuvre d’art tunisienne, paraît comme confortée dans ce rôle d’abandon, puisque elle vient de rater une très belle occasion de le faire au dernier « Printemps des Arts de La Marsa ».
Avec cette manifestation annuelle devenue incontournable pour découvrir les nouveaux talents de notre pays, à laquelle l’UIB a toutefois participé en y exposant sa collection, elle aurait pu dépasser ce rôle de juste révéler son patrimoine artistique à nos jeunes artistes d’aujourd’hui, en participant de même à leur découverte, donc leur encouragement. Comme l’ont fait d’autres grands collectionneurs, présents aussi.
Finalement, la découverte ici a eu lieu seulement dans un sens : une occasion restée inachevée pour l’UIB de découvrir les nouveaux talents, comme l’ont fait ces nouveaux talents en découvrant la collection de l’UIB.
C’est un point fort positif de montrer sa collection privée, et de vouloir la montrer encore plus, mais cela ne veut pas dire que ça fait de l’UIB un mécénat de l’art en Tunisie, surtout que ce dernier a arrêté d’acquérir des œuvres depuis trop longtemps.
A ce propos, M. Kamel Néji, en tant que citoyen, peut avoir une lecture complètement personnelle du monde artistique, celle qu’il veut et celle qu’il considère comme étant la sienne. Cependant, en tant que représentant responsable de société, déontologiquement justement par rapport à son statut dans cette société même, il n’a pas le droit d’avoir cette prise de position erronée de l’art.
Comme nous autres artistes plasticiens, ne pouvons pas discourir d’un domaine comme le sien, auquel nous sommes complètement étrangers.
Pareillement avec cet exemple, où M. Kamel Néji, émet un avis autour du courant artistique « l’expressionnisme », et sous-entend que ce type de démarche expressif ne doit surtout pas tomber dans une sorte de mélancolie, tristesse ou désespoir. Arrivant à parler d’une préférence pour les œuvres « optimistes », sur celles « pessimistes » qui ne font qu’empirer la donne.
Heureusement que les plus grands musées du monde n’ont pas cet avis, sinon ils risqueraient de rejeter leur Picasso avec son Guernica, leur Van-Gogh avec son Autoportrait à l’oreille coupée, ou en encore leur Munch avec son Cri…
En somme, nous voyons que cette collection privée de l’UIB, à part le fait indéniable de représenter un précieux patrimoine national, est aussi un investissement ; et comme chaque investissement, elle doit présenter ses normes, ses règles, ses droits, et donc ses devoirs. Ainsi, le fait indéniable d’un constant renouvellement pour une certaine évolution de ce dit investissement. Sans entrer bien évidemment, dans la question du goût personnel, de l’affectif ou du social.
Et finalement, nous espérons qu’après toutes ces précisions, l’UIB redeviendra cet élément dynamique et encourageant de l’art pour notre société. Qu’elle redevienne active comme elle a autrefois été. Et qu’elle s’allie avec des organismes comme les nôtres pour toujours faire évoluer l’art en Tunisie.
Le bureau du S.M.A.P.
mardi 7 juillet 2009
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